Le territoire d’Allonnes s’étend depuis la vallée de l’Authion au Sud, jusqu’aux buttes boisées qui bordent la frontière entre la vallée de la Loire et le Baugeois.
L’époque de la Gaule pré-romaine est représentée ici par des foyers situés au Nord du centre ville actuel. On y a ramassé, entre autre, des poteries.
Avec la paix romaine, la voie Angers-Tours traverse la commune d’Ouest en Est au milieu du bourg où l’habitat s’est alors développé.
Vers la fin de l’empire romain, Saint Doucelin, disciple de Saint Martin de Tours vient évangéliser la contrée. Son souvenir reste attaché à un petit mégalithe, la pierre Saint Doucelin, sorte de siège à la limite de la commune de Vivy. Très tôt, une première église est édifiée, aux alentours du cimetière actuel. Puis vers le IXème - Xème siècle, le comte d’Anjou établit un prieuré de Bénédictins de Saint Florent à proximité de l’église.
Au XIIème siècle, on fait mention du château du Bellay, construction de défense entourée de douves sèches. C’est l’origine de la famille du nom qui deviendra célèbre, surtout au XVIème et au XVIIIème siècle.
Au XVème siècle, Allonnes était un »bel et grand bourg » de quarante ménages, tous dans le fief de Saint Florent.
A partir de la fin de la Guerre de Cent ans, et surtout au XVIIéme et XVIIIéme siècle, s’élèvent un peu partout dans la campagne des maisons de maîtres : Boumois, La Barbillonière, Courbette, La Hamarderie, la Thibaudière, La Martinière, La Pérrotière, La Cour du Bois…les plus anciennes portent encore des tourelles ou échauguettes.
A la Révolution, Allonnes fit partie en 1790 du canton de Villebernier, en l’An III du canton de Brain, en 1800 chef-lieu de canton comprenant Brain, Neuillé, Varennes et Vivy et en 1804 devient partie du canton Saumur Nord.
Sous le règne de Louis Philippe, la commune de Russé est rattachée à celle d’Allonnes. La chapelle de Russé mérite une mention particulière, construite en 1642, elle devint très vite un centre de pèlerinage où l’on vient toujours prier Notre Dame de Guérison. Piéta du XVème -XVIème Siècle.
Pendant de nombreux siècles du XIème à la fin du XIXéme, Allonnes fût un pays viticole. Le vin d’Allonnes, notamment les vins rouges, fit autorité pour la fixation des cours dans le saumurois au XVIIIème et XIXème siècles. Ce temps est hélas bien révolu. L’invasion du phylloxera aux alentours de 1868 marque la fin du vignoble Allonnais.
Dans les années 1900, la culture maraichère se substitua définitivement au vignoble, faisant d’Allonnes le centre des primeurs du Val de Loire pendant plusieurs décennies. De nos jours, l’activité agricole a diminué, mais reste bien présente grâce à une concentration des terres, aux nouvelles techniques de maraîchage et au rajeunissement des exploitants.
Depuis le 30 mai 1969, Allonnes est devenue chef-lieu de canton comprenant : Brain sur Allonnes, Varennes sur Loire, Vivy, Villebernier, Neuillé et la Breille les Pins